Lathrée clandestine – Un parasite flamboyant

La clandestine (lathraea clandestine) est une plante assez unique en son genre. Elle fait partie de la famille des Orobanchacées.

Vous la remarquerez au tout début du printemps sous la forme d’une touffe de fleurs violettes. Cette plante est un parasite des racines des noisetiers, saules ou peupliers. Elle pousse dans les zones humides, en bordure de rivière.

Sa particulier tient dans le fait qu’elle ne possède pas les organes habituels des plantes à fleurs (tige, feuilles) et cela pour la bonne raison qu’elle fait l’impasse sur la photosynthèse et donc sur l’usage de la chlorophylle. En effet, elle va directement ponctionner sous terre les nutriments dont elle a besoin sur les racines des arbres voisins. C’est ce « méfait caché » qui lui a donné son nom de clandestine.

Pour ma part, je ne suis pas fan de ses fleurs, ni dans leur forme, ni dans leur odeur qui rappelle l’ammoniac. Par contre, je suis fasciné par les extrémités de ses rhizomes qui produisent des écailles charnues. Ces écailles forment des motifs qui rappellent les fractales et sont magnifiques quand on les regarde de près. À vos loupes !