La propolis, un atout contre la COVID

La propolis

Véritable trésor de la ruche, la propolis est un produit complexe élaboré par les abeilles à partir des sécrétions végétales présentes sur certains bourgeons (notamment du peuplier) et qu’elles mélangent à leurs propres sécrétions. La colonie utilise la propolis comme mortier pour colmater les interstices de la ruche mais surtout elle délègue à cette substance résineuse son équilibre immunitaire. En effet, c’est la propolis qui va préserver les abeilles des infections, des parasites et des développements bactériens. Pour exemple, un cadavre de souris coincé dans la ruche sera recouvert de propolis par les abeilles et ne se décomposera pas. Les égyptiens ont d’ailleurs appliqué les mêmes principes en utilisant la propolis sur les bandelettes de leurs momies !

 

Propriétés

Sans rentrer dans les détails des mécanismes d’actions, voici la liste des propriétés pharmacologiques de la propolis : antivirale, antibactérienne, antifongique, anti-inflammatoire, immunomodulante, antioxydante, anti-allergique, anxiolytique, cicatrisante, régénératrice tissulaire, neuroprotectrice, hépatoprotectrice…

La liste est énorme et s’allonge avec chaque nouvelle recherche sur cet incroyable remède.

 

Les deux phases de la COVID

La COVID présente 2 phases distinctes :

  • une phase virale durant laquelle le virus va utiliser nos cellules pour se multiplier et qui correspond aux quelques jours avec des symptômes grippaux (fièvre, migraine, courbatures, etc.) ;
  • une phase de dérèglement immunitaire qui entraine les formes graves de la maladie avec le fameux orage cytokinique et la fibrose pulmonaire qui peut en résulter. C’est cette dernière phase qui présente un danger pour les populations dites à risque, en l’occurrence celles qui présentent un terrain pro-inflammatoire (obésité, diabète, hypertension, syndrome métabolique).

 

Propolis et coronavirus

La propolis avait déjà fait l’objet d’études sur d’autres coronavirus mais bizarrement cet historique pourtant si précieux s’est évanoui avec l’arrivée du SARS-CoV-2. Mais pourquoi capitaliser sur les expériences passées quand on peut repartir de la feuille blanche ?

Au regard des 2 phases de la maladie, nous pouvons identifier 2 enjeux majeurs :

  1. Limiter la multiplication du virus dans l’organisme : moins le virus se propage, moins les symptômes sont importants et moins on s’expose à la phase 2.
  2. Moduler la réaction immunitaire de la phase 2 en modérant celle-ci à un niveau d’inflammation adapté à la situation de l’organisme.

 

Les actions de la propolis

La prise en charge du SARS-CoV-2 propose des traitements adaptés à chaque phase : des antiviraux pour la phase virale et des anti-inflammatoires pour la phase 2.

La propolis se montre remarquable sur les 2 phases !

Au niveau du processus infectieux, elle limite l’activation de la protéine Spike en réduisant l’expression de la protéase TMPRSS2 et empêche l’ancrage du virus au récepteur ACE2, sa porte d’entrée dans nos cellules.

Ensuite, durant la phase 2, la propolis peut jouer son rôle d’immunomodulateur en inhibant la régulation à la hausse du PAK-1 qui génère l’hyper-inflammation à l’origine de l’orage cytokinique.

 

Quel protocole ?

La propolis peut s’envisager avant, pendant et après la maladie.

En prévention, elle peut se prendre à hauteur de 200 à 500 mg par jour. Préférez la forme hydroalcoolique qui est plus facile à doser (marques Propolia ou Alvéolys).

En cas d’infection, il faut partir sur une dose plus importante : 1 à 1,5 g par jour pour casser au maximum l’infection virale. A la fin des symptômes grippaux, conservez une prise journalière de 1g pour activer son action immunomodulatrice et anti- inflammatoire pendant 2 à 3 semaines.

 

Mon avis

La propolis n’est pas le remède miracle contre la COVID (il n’en existe pas). Par contre, elle possède de nombreux atouts et présente surtout l’indéniable avantage d’être intéressante à toutes les phases de la maladie.

De plus, elle va avoir une action positive sur les facteurs aggravants du SARS-CoV-2 (diabète, surpoids, affections cardio-vasculaires). C’est donc un allié quotidien à utiliser en prévention et que vous aurez sous la main si la maladie se déclare pour une action précoce en phase virale et ensuite en post-infection.

Pour moi, c’est un «must have» en cette période !