Salsepareille – Les Schtroumpfs avaient bien raison

Quand on entend son nom, la salsepareille (Smilax medica) nous rappelle immédiatement les aventures des Schtroumpfs qui partaient souvent à sa recherche. J’ai d’ailleurs longtemps pensé que cette plante n’existait que dans l’imaginaire de Peyo !

C’est en la découvrant dans des ouvrages de phytothérapie que j’ai appris que cette plante grimpante d’Amérique centrale de la famille des Liliacées avait un usage médicinal. En Europe, on trouve sa cousine Smilax aspera qui pousse dans les bois humides du Midi de la France.

Les rhizomes de la salsepareille ont été beaucoup utilisés contre la syphilis mais la plante a depuis un peu disparu du paysage de la phyto française. Pourtant, elle ne manque pas de propriétés intéressantes. J’ai notamment été interpellé par son action anti-inflammatoire et immunomodulatrice qui la rendrait judicieuse dans le cas de maladie auto-immune avec des poussées inflammatoires. On parle aussi de son usage dans la maladie de Lyme.

De manière plus traditionnelle, elle est utilisée aussi bien pour ses propriétés diurétiques (rhumatismes, goutte, arthrite) que digestives (constipation, colopathie fonctionnelle). Dépurative, la salsepareille agit aussi sur les dermatoses (eczéma, psoriasis, irritations).

Enfin, la plante stimule la production de progestérone et peut ainsi agir sur le syndrome prémenstruel (SPM) mais aussi sur les troubles de la ménopause.

Alors même si ses baies sont toxiques, on peut se dire que les Schtroumpfs avaient bien raison de faire des stocks de Salsepareille quand on voit tous les services qu’elle peut rendre en matière de santé !

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